Le dossier a été examiné mardi par le tribunal de première instance de Sidi Slimane, qui a jugé l’ancien député Driss Radi responsable d’une série de faits graves touchant à l’administration. Les chefs d’accusation retenus incluent la tentative d’escroquerie, la fabrication et l’utilisation de déclarations comportant des faits inexacts, ainsi que l’obtention indue de certificats administratifs par fausses déclarations et usurpation de qualité.
La juridiction a confirmé la culpabilité de Driss Radi pour l’ensemble des faits reprochés. Dans son jugement, le tribunal a ordonné la destruction des certificats et correspondances administratives falsifiés, afin de mettre fin à toute utilisation frauduleuse de ces documents.
Sur le plan civil, la demande introduite par le gouverneur de la province de Sidi Slimane a été déclarée irrecevable, avec mise à sa charge des dépens. En revanche, la demande du Abdelouafi Laftit, agissant en tant que tuteur de la communauté Soulaliyate Ouled Hannoun, a été retenue. Le tribunal a ainsi condamné Driss Radi, solidairement avec les autres coaccusés déjà jugés, à verser une indemnisation de 500.000 DH à cette communauté.


